AURICULOTHERAPIE et AURICULO-MEDECINE, réponses à vos questions

dimanche 14 septembre 2008
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AURICULOTHÉRAPIE<span
style="mso-spacerun: yes"> 
et AURICULO-MÉDECINE,

réponses
à vos questions

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I - L’AURICULOTHÉRAPIE

<span style='font-size:9.0pt'>Pourquoi examiner et traiter au pavillon de l’oreille ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Parce qu’il s’agit d’un lieu réflexe de très grande
efficacité, en particulier pour des raisons d’innervation. Le pavillon de
l’oreille est en relation étroite avec le tronc cérébral, d’où la brièveté des
liaisons avec la moelle et le cerveau. Il semble qu’une oreille soit plus
spécialisée dans l’analyse et l’autre oreille dans la commande, comme on l’a
noté pour les deux hémisphères cérébraux.

<span style='font-size:9.0pt'>Est-ce une découverte récente ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Les Chinois connaissaient de très rares points d’acupuncture
sur l’oreille. L’auriculothérapie a été découverte en 1951, puis codifiée et
enseignée par le Dr Paul Nogier (1908-1996), médecin lyonnais passionné de
recherche. Chaque année, cette discipline se développe et se précise.

<span style='font-size:9.0pt'>Qui peut pratiquer l’auriculothérapie ?

<span
style='font-size:9.0pt'>En France, cette technique proche de l’acupuncture
n’est légalement permise qu’aux seuls médecins ou dentistes. Cependant un
certain nombre de praticiens non diplômés l’utilisent, avec plus ou moins de
bonheur. Réfléchissez au cas d’un thérapeute ne sachant pas faire de diagnostic
et confronté à une appendicite. S’il la calme par auriculothérapie (ou par
acupuncture), une évolution silencieuse peut se faire vers une
péritonite !

<span style='font-size:9.0pt'>Quel pourcentage de bons résultats peut-on espérer ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Quelle que soit la forme de soins proposée, une bonne
expérience du soignant est toujours préférable : des mains compétentes
permettront d’obtenir un résultat moins aléatoire. L’auriculothérapie présente
une particularité : une grande rigueur dans la recherche du point, souvent
au demi-millimètre près !

<span style='font-size:9.0pt'>Peut-on tout soigner par auriculothérapie ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Le praticien doit calmer son enthousiasme et proposer
un traitement éprouvé, approprié et le moins nocif possible. La priorité
incontournable est un diagnostic correct. Ensuite on décide : une
appendicite s’opère, une infection grave se traite par antibiotiques, etc.

<span style='font-size:9.0pt'>Dans quelle maladies l’auriculothérapie est-elle la plus efficace ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Tout d’abord dans les douleurs (rhumatismes,
névralgies, sciatiques, spasmes digestifs, zona, blocages vertébraux, etc.), le
syndrome anxio-dépressif (angoisses, désadaptation au stress, troubles du
sommeil, etc.), les troubles fonctionnels (aérophagie, colite, bouffées de
chaleur, etc.) liés ou non au stress. Sans oublier l’addictologie (désintoxication
des médicaments non indispensables, tabagisme) et la rhinite allergique. La
Haute Autorité de Santé (H.A.S.) a validé un certain nombre d’indications pour
l’acupuncture, toutes techniques confondues.

<span style='font-size:9.0pt'>L’auriculothérapie est-elle incompatible avec d’autres traitements ?

Absolument
pas, dans notre état de connaissance. On peut pratiquer conjointement la
médecine classique universitaire (médicamenteuse, chirurgicale ou physique)
mais aussi l’acupuncture ou l’homéopathie. Aucun traitement pouvant soulager ou
guérir ne peut être écarté.

<span
style='font-size:9.0pt'>L’utilisation de l’auriculothérapie est pragmatique. En
cinquante ans, l’expérience a confirmé l’empirisme ; ce qui marche
commence à être validé par des études scientifiques. Par contre,
l’auriculothérapie n’aura guère d’efficacité en cas de traitement par
neuroleptiques puissants, ou si la réactivité de l’organisme est amoindrie.

<span style='font-size:9.0pt'>Comment agit l’auriculothérapie ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Il est admis que c’est par voie nerveuse. Elle provoque
une sécrétion d’endorphines, et/ou une sécrétion (ou inhibition) facilitant ou
freinant le passage de l’influx nerveux. La stimulation auriculaire réactive
essentiellement le système neuro-végétatif.

<span style='font-size:9.0pt'>Au bout de combien de temps peut-on espérer un résultat ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Dans les cas aigus, au bout de quelques heures à
quelques jours, en général dans la semaine. Un mieux-être peut être ressenti en
fin de consultation. Par contre, dans les cas chroniques, une modification peut
se manifester en deux à trois semaines.

<span style='font-size:9.0pt'>Faut-il effectuer de nombreuses séances ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Pour un cas récent, la résolution doit être obtenue
pour un maximum de trois séances. Mais dans les maladies anciennes ou
complexes, on peut raisonnablement tenter cinq à dix séances.

<span style='font-size:9.0pt'>À quel intervalle faire les séances ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Pour une douleur aiguë ou récente, une à deux séances
par semaine peuvent se justifier. Dans les autres cas, tout l’effet d’une
séance ne sera retiré qu’en deux à quatre semaines.

<span style='font-size:9.0pt'>Existe t’il des sujets plus ou moins réactifs ?

<span
style='font-size:9.0pt'>C’est une évidence. Certains ne ressentent aucun effet,
même pour les cas les plus simples. Par contre, d’autres patients atteints de
maladies graves vont réagir favorablement !

<span style='font-size:9.0pt'>Faut-il y croire pour être soulagé ?

Non, ce n’est pas de l’auto
suggestion. Cependant, comme pour toute forme de soins, plus le malade est
confiant (et plus le médecin est expérimenté et disponible), meilleur sera le
résultat. Il est toujours néfaste de faire écran aux soins que l’on reçoit

<span style='font-size:9.0pt'>Est-ce douloureux ?

<span
style='font-size:9.0pt'>En règle générale, le point d’auriculothérapie est
sensible à la pression et à la piqûre. C’est d’ailleurs ainsi que l’on peut
vérifier sa localisation. L’auriculothérapie n’est pas indolore, mais la
plupart des gens désirant un réel soulagement sont prêts à quelques
désagréments.

<span style='font-size:9.0pt'>Le point d’auriculothérapie existe t’il donc ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Oui, mais il ne se manifeste qu’en cas de maladie,
contrairement au point d’acupuncture. Des détecteurs différentiels (montrant
une différence de résistance électrique entre le point et son environnement) en
apportent une preuve mesurable. La thèse du Dr Auziech avait montré que les
points de l’oreille et les points d’acupuncture ont une structure histologique
comparable.

<span style='font-size:9.0pt'>Les aiguilles peuvent-elles transmettre des maladies ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Ce sont des aiguilles pleines, qui ne sont donc pas des
réservoirs de sang, de germes ou de virus. La codification a été faite par les
organismes professionnels. Depuis de nombreuses années, on recommande
d’utiliser exclusivement des aiguilles stériles à usage unique.

<span style='font-size:9.0pt'>Peut-on s’attendre à des réactions ?

<span
style='font-size:9.0pt'>On note de rares cas de réactions paradoxales, comme
pour tout traitement efficace. Il est plus banal de noter un échappement
(absence de réaction). En médecine, on connaît bien les sujets allergiques
(trop réagissant) ou anergiques (trop peu réagissant). En pratique, les
incidents sont rares et bénins, en auriculothérapie comme en acupuncture.

<span style='font-size:9.0pt'>S’agit-il d’un traitement potentiellement dangereux ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Absolument pas. Les indications, contre-indications et
non-indications sont expliquées aux médecins ou dentistes qui suivent un
enseignement correct. En toute circonstance, chaque praticien est responsable
de ses actes ; de plus, l’éthique médicale reste toujours une priorité.

<span style='font-size:9.0pt'>L’auriculothérapie est-elle reconnue officiellement ?

À
ce jour, cette discipline médicale n’est pas reconnue par l’Ordre des Médecins.
Mais elle est pratiquée en un certain nombre de consultations hospitalières.

L’auriculothérapie
a été admise dans le rapport Niboyet au Ministère de la Santé : « technique
d’une remarquable simplicité et efficacité »
<span
style='font-size:9.0pt'>.

En
1987 et 1990, l’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu l’auriculothérapie
et son créateur, le Dr Paul Nogier.

Au
plan international, l’I.C.M.A.R.T. (fédération d’associations médicales) la
considère comme une « related technique »
<span
style='font-size:9.0pt'>de l’acupuncture.

justify'>Au plan national, le S.N.M.A.F. (syndicat médical) et la F.A.FOR.ME.C.
(fédération des associations médicales) l’admettent en leur sein.

justify'>En 2005, l’auriculothérapie a été admise par l’Université (au sein du
D.I.U. d’Acupuncture, puis de la Capacité en Acupuncture).

 

II - L’AURICULO-MÉDECINE

 

<span style='font-size:9.0pt'>Pourquoi prenez-vous le pouls du malade lors de son examen ?

<span
style='font-size:9.0pt'>On effectue des stimulations-étalon sur la zone malade,
douloureuse, ou de correspondance. Notre souhait est de comprendre les réactions
individuelles du patient examiné. Comprendre permet d’être plus averti et plus
précis, donc plus efficace.

<span style='font-size:9.0pt'>Pourquoi prendre aussi le pouls du malade en examinant le pavillon de son oreille ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Le pavillon de l’oreille est un centre réflexe privilégié
et d’efficacité reconnue. On pourrait tout aussi bien analyser le pouls en
d’autres lieux réflexes, tels les méridiens d’acupuncture. Cette technique nous
permet de déterminer où et comment apporter une stimulation.

<span style='font-size:9.0pt'>Est-ce cela que l’on nomme l’auriculo-médecine ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Effectivement, en précisant que ce terme discutable est
consacré par l’usage. Nous analysons le pouls du malade pour préciser ses
anomalies cutanées (tant sur le pavillon de l’oreille que sur le reste du
corps). Malgré le caractère quelque peu insolite de cette technique d’examen,
il ne s’agit pas d’une approche ésotérique mais bien d’une approche
scientifique médicale.

<span style='font-size:9.0pt'>Comment expliquez vous ce phénomène du pouls ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Nous savons bien que tous les stress ou informations
sont transmis à l’hypothalamus, « l’ordinateur du neuro-végétatif ».
L’hypothalamus adresse ensuite des messages d’éveil, de correction ou de
compensation. La palpation fine du pouls permet d’en ressentir des variations
pendant quelques secondes, aussitôt après avoir stimulé la peau. Ce phénomène
nommé « Réponse Autonome Circulatoire »<span
style='font-size:9.0pt'> (R.A.C.), traduit en Anglais par « Vascular
Autonomic Signal »
(V.A.S.) est
également dit « le Pouls de Nogier ».
<span
style='font-size:9.0pt'> Le phénomène du R.A.C. (ou V.A.S.) reflète la réaction
du système nerveux central à toute stimulation de l’oreille ou du corps.

<span style='font-size:9.0pt'>Est-ce une découverte récente ?

<span
style='font-size:9.0pt'>L’observation du Pr. René Leriche, publiée en 1943, est
tombée dans l’oubli. En 1966, le Dr Paul Nogier, acupuncteur habitué à la prise
fine du pouls, a découvert puis nommé réflexe cette réaction. Chercheur
inlassable, il a créé de toutes pièces cette autre discipline médicale basée
sur l’analyse experte du pouls, simple instrument de mesure utilisé à des fins
diagnostiques !

<span style='font-size:9.0pt'>L’auriculo-médecine est-elle connue ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Bâtie en trente ans avec des protocoles de médecine
expérimentale, bénéficiant d’un grand nombre d’observations de tous ordres,
elle a été enseignée à plusieurs milliers de médecins et de dentistes, surtout
en Europe. Quelques centaines de praticiens l’utiliseraient en France. On
estime qu’il faut deux ans de stages et de pratique pour obtenir un bon niveau,
éventuellement reconnu par un diplôme d’école.

<span style='font-size:9.0pt'>Est-ce de la radiesthésie ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Cela n’a rien à voir. On comprend que la confusion
puisse naître quand on voit un praticien faire des gestes inhabituels ou
utiliser des appareils que l’on ne connaît pas. L’auriculo médecine est une
discipline, partiellement éprouvée et reproductible, qui reste au service de
l’art médical ou dentaire. Le Dr P. Nogier, chercheur rigoureux et sans
a-priori, s’est toujours gardé des tentations ésotérique, magique ou occulte.

<span style='font-size:9.0pt'>Le R.A.C. est-il une donnée objective ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Le R.A.C. est un phénomène neuro-végétatif, possédant
un certain versant subjectif. Il faut donc rester prudent, mesuré et critique.
L’induction, ce phénomène dangereux de projection, n’est pas à exclure dans
certains cas et motive une recherche scientifique active. Nos recherches et
examens hors du domaine classique, quelles qu’en soient les possibilités, ne
restent que complémentaires à l’examen médical traditionnel. Le R.A.C. peut
permettre de mieux comprendre certains troubles fonctionnels, voire certaines
pathologies organiques.

<span
style='font-size:9.0pt'>Quelles conclusions vous apportent vos
recherches ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Noter un excès ou une insuffisance de vitalité (sur une
zone douloureuse ou au plan général) permettra de comprendre une gêne, une
douleur, une méforme ou une fatigue. Noter un excès ou un défaut d’une
fréquence (vitale ou toxique) aidera à poser un diagnostic plus précis, ce qui
permettra un traitement adapté. La recherche d’informations peut aussi se faire
à un niveau particulier comme le sommeil, ou sur un territoire déterminé.

<span style='font-size:9.0pt'>Qui peut-on soigner avec la prise du R.A.C. ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Tout patient dont on peut prendre le pouls pendant
l’examen. Le R.A.C. permet l’absolue précision de l’aiguille, et le contrôle
d’informations après thérapeutique. On peut donc s’adresser à des cas complexes
ne réagissant pas favorablement aux traitements classiques, traiter la partie
fonctionnelle des maladies organiques, aider les spasmophiles, les fatigués,
certains dépressifs. Pour comprendre la maladie au plan fonctionnel, il faut
réfléchir aux causes et conséquences, aux obstacles et aux barrages. Il faut
aussi savoir neutraliser la désadaptation au stress, et/ou la compensation
constante de l’organisme pour le maintien de l’équilibre. Il faut raisonner
avec méthode et logique, afin d’apporter un traitement correct, cohérent et
biotique, logique et donc bénéfique.

<span style='font-size:9.0pt'>Quels appareils utilisez-vous pour vos diagnostics spécifiques ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Des palpeurs à pression pour mesurer la vitalité des
points, une lampe à éclairage blanc ponctuel, une lampe à éclairages colorés et
divers générateurs de fréquences en infra-rouge. Mais aussi des « anneaux-tests »<span
style='font-size:9.0pt'> contenant un produit dont la mise au contact de
l’oreille semble révéler une information anormale. Ces anneaux-tests peuvent
contenir des filtres Wratten Kodak (gélatines colorées à courbe spectrale
particulière) ou toute substance intéressante (aliment, médicament, composé
biologique, etc.). Il est ainsi possible grâce à ces anneaux-tests d’avoir une
certaine idée de la sensibilité du sujet examiné, par exemple à un
aliment-allergène ou à un médicament utile.

<span style='font-size:9.0pt'>Disposez-vous d’appareils spéciaux pour vos traitements ?

Une
fois un diagnostic effectué, il faut proposer un traitement utile qui ait fait
ses preuves en des cas comparables. L’auriculo-médecine ne se substitue pas à
la médecine, et le praticien travaillera avec tous les moyens et les remèdes à
sa disposition, dont il connaît le maniement et les effets. Nous utiliserons
volontiers les aiguilles d’auriculothérapie (bien sûr stérilises à usage
unique), laissées quelques secondes, quelques minutes ou quelques jours (selon
les réactions du point et de la maladie à combattre).

<span
style='font-size:9.0pt'>Les fréquences de soft-laser ou les champs
électro-magnétiques peuvent être un complément élégant et très efficace. Ce
sont des techniques de physiothérapie entrant dans le champ de compétence des
kinésithérapeutes.

<span style='font-size:9.0pt'>Vos techniques sont-elles immuables ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Certainement pas. Les recherches ont été menées avec un
esprit de médecine expérimentale, à savoir l’analyse critique des faits
observés. Nous sommes donc conduits à développer ou abandonner, voire à
simplifier ou modifier certaines techniques. Cette éternelle progression
aboutit à des protocoles d’examens et de soins plus synthétiques. Nous avons la
chance de disposer d’appareils modernes (les générateurs de fréquences, les
gélatines de Wratten Kodak) que les Chinois antiques ne pouvaient pas connaître,
même si l’on peut supposer que des grands Maîtres en Acupuncture ont pu
percevoir le R.A.C. !

<span style='font-size:9.0pt'>Le R.A.C. peut-il être enregistré ?

Cela
a été fait, mais ce paramètre extrêmement ténu n’est pas facile à objectiver de
façon reproductible. Les efforts de recherche dans ce domaine sont limités par
la disponibilité et l’investissement en matériels d’expérience. Les perceptions
tactiles sont pour l’instant nécessaires au praticien. Un entraînement prolongé
et une pratique régulière sont de rigueur pour déchiffrer ce langage codé
exprimé par le corps.

<span
style='font-size:9.0pt'>En 2008, des confrontations significatives entre la
détection par le R.A.C. et la détection électrique ont permis de valider
certains types de détection par auriculo médecine !

FR;mso-fareast-language:FR'>

<span
style='font-size:9.0pt'>Chaque praticien fait-il une consultation
identique ?

Le
médecin tient un détecteur dans une main et prend le pouls du malade avec
l’autre main. Ensuite, chaque médecin abordera les malades avec ses
connaissances et sa sensibilité propres, tout en utilisant le matériel à sa
disposition. Il est même certains médecins qui ont développé des techniques
individuelles, fruit de leur expérience, de leur enthousiasme et de leurs
convictions personnelles.

 

III - LEUR<span
style="mso-spacerun: yes"> INTÉRÊT EN 
MÉDECINE GÉNÉRALE

 

<span
style='font-size:9.0pt'>Les rapports efficacité/tolérance et efficacité/coût
sont très favorables à l’auriculothérapie, ce qui pourrait en recommander une
large utilisation, en termes d’économie de santé. Cependant, l’auriculothérapie
et l’auriculo médecine ne remplacent pas la Médecine. Ces disciplines ont toute
leur place, en restant dans le champ des thérapeutiques alternatives et
complémentaires.

Selon
les appareils et les types de pathologies :

<span
style='font-size:9.0pt'>Son champ d’action recouvre l’appareil locomoteur
(douleur, posturologie), la relaxation et le syndrome anxio-dépressif,
l’addictologie, allergies, les troubles fonctionnels (digestifs ou
endocriniens), l’échec des traitements classiques auxquels elle peut suppléer
quand leur utilisation est impossible en raison d’effets collatéraux
particulièrement néfastes.

Le
niveau de formation permet de traiter plus ou moins :

<span
style='font-size:9.0pt'>La formation initiale s’adresse plus aux malades aigus,
à la régulation du stress, aux troubles fonctionnels simples et au tabagisme
classique. Par contre, les soins aux malades chroniques, les troubles de
l’apprentissage et la dysorthographie, ou encore la pratique de l’analgésie
réflexe chirurgicale, justifieront une formation perfectionnée.

<span style='font-size:9.0pt'>Disposez-vous d’une bibliographie ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Les ouvrages initiaux ont été écrits par le Docteur
Nogier. D’autres ont été édités plus récemment. Des centaines d’articles ont
également été publiés par des dizaines de praticiens de divers pays. Des
dizaines d’Essais Contrôlés Randomisés (E.C.R.) ont été effectués. Cinq
Symposium internationaux ont été réalisés. Outre les Annales du G.L.E.M.,
diverses revues médicales françaises (Acupuncture et Moxibustion, les Cahiers
de Biothérapie) publient régulièrement des articles traitant soit
d’auriculothérapie soit d’auriculo médecine.

<span style='font-size:9.0pt'>Comment en est effectué l’enseignement ?

<span
style='font-size:9.0pt'>Il existe un Module Optionnel d’Auriculothérapie au
sein du D.I.U.- Capacité d’Acupuncture à l’Université de Nantes. Depuis une
vingtaine d’années, un Diplôme Universitaire d’Auriculothérapie est enseigné à
Paris XIII (Bobigny). Au plan associatif, le G.L.E.M., référence historique,
poursuit à Lyon et Paris l’enseignement créé par le Dr Paul Nogier (formation
initiale en auriculothérapie, perfectionnement en auriculo médecine). Une autre
association, Auriculo. Sans Frontières, intervient à la demande. Dans tous les cas,
lors des cours ou conférences, les médecins s’adressent à d’autres médecins en
utilisant tout simplement le langage médical du XXIème siècle pour
tenter d’expliquer cette réflexothérapie complexe.

<span style='font-size:9.0pt'>Pourquoi cette série de questions et réponses ?

Elle
reprend les interrogations les plus fréquentes de nos patients comme de nos
confrères. La maturité, la fiabilité et la reproductibilité des techniques
actuelles, bénéficiant de 30 à 50 années d’observations et de recherches, nous
autorisent à fixer nos opinions actuelles dans cette plaquette destinée à
l’information du corps médical comme du grand public.

<span
style='font-size:9.0pt'>La première mouture de cette plaquette avait été
offerte au G.L.E.M. il y a vingt ans, à la demande du Dr Paul Nogier. Aucune
critique réelle n’ayant été émise à son endroit, le temps était venu de
l’actualiser.

<span style='font-size:9.0pt'>Cette plaquette, la fallait-il ?

Absolument,
car de nouvelles techniques, surtout si elles sont étranges et inhabituelles
dans leur aspect, peuvent engendrer une défiance bien légitime, voire une
désinformation. Le Code de Déontologie oblige les médecins à aviser leurs
Confrères sur tous les procédés nouveaux pouvant être utiles, en précisant
leurs limites et leur intérêt.

<span
style='font-size:9.0pt'>L’évolution des connaissances permet de disposer de
diagnostics plus précis (grâce à l’imagerie ou la biologie). Les traitements
plus efficaces et plus précis (la micro-chirurgie, la réanimation, les nouveaux
médicaments). Il en est de même parmi les thérapeutiques réflexes.

EN CONCLUSION

L’auriculothérapie
et l’auriculo-médecine sont des techniques médicales à part entière qui ne
sauraient être employées en dehors du corps médical. Ce sont des modes
diagnostiques et thérapeutiques complémentaires à la médecine classique. Plus
le médecin sera avisé des techniques médicales récentes, plus il aura de
chances de comprendre et par ce biais de guérir le malade.

L’auriculothérapie
et l’auriculo médecine apportent des moyens précis et spécifiques pour traiter
les malades. La première est plutôt une « médecine de
correspondance »
proposant des
protocoles normalisés. La seconde reste en grande partie au niveau de la
recherche, étant assimilable à une « médecine de l’information »
<span
style='font-size:9.0pt'>permettant de personnaliser les soins. Ce sont des
moyens précis, spécifiques pour chaque malade, employés afin de leur apporter
une aide.

C’est
un « plus » dans l’arsenal thérapeutique du corps médical. Il serait
aberrant d’en priver nos malades, d’autant qu’il s’agit d’une technique non
invasive, peu coûteuse, de surcroît très efficace en certains domaines.

<span
style='font-size:9.0pt'>Cette plaquette a pour but de faire comprendre
simplement deux thérapeutiques réflexes assez complexes (l’auriculothérapie et
l’auriculo-médecine), sur lesquelles il reste à découvrir, mais dont
l’efficacité est indéniable.

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Copyright Dr Yves Rouxeville – (I.N.P.I. n° 326999 en date du 7 août 2008)


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